lundi 28 janvier 2008

Al Masdar : la futur Ecopolis


L'émirat d'Abou Dabi est sur le point de réaliser un ambitieux projet : faire émerger dans le désert une ville futuriste à la pointe des technologies en matière d'énergie, de recyclage et de gestion des ressources.

L'Initiative nommée Al Masdar (la source en arabe) a été lancée fin 2006 par l'Abu Dhabi Future Energy Company (ADFEC) et consiste à édifier une cité qui soit un modèle de ville écologique de par le monde. Dans ce projet, c'est la conception même de la "ville" qui a été repensée.

En effet, une nouvelle vision pour les villes du futur est donnée, où ici tout est pensé à une échelle plus locale. La cité est dotée de sa propre centrale énergétique : une centrale photovoltaïque de 100 Mégawatts ; ainsi que de zones de culture destinées à la fois à l'alimentation et à la production de biocarburants. L'eau sera gérée de telle façon que la consommation d'eau de mer déssalée sera diminuée d'environ 70% et les eaux usagées seront réutilisées pour l'irrigation des espaces verts et des cultures (la réduction des gaspillages par le recyclage est l'un des objectifs clés du projet). La ville s'étendra sur 6 km carrés, surface assez peu étendue qui favorisera les déplacements à pieds ou à vélo. Mais un réseau de transport collectif automatisé a tout de même été prévu, tant et si bien qu'il sera inutile de posséder une voiture à Al Masdar City. Au niveau architectural, les murs extérieurs de la ville la protégeront des vents chauds et du sable, les ruelles seront étroites (pour éviter que le soleil n'y pénètre), ombragées et fraîches, et les habitations construites en matériaux recyclables réduisant les déperditions d'énergie. Certaines maisons seront équipées de leurs propres panneaux solaires et éoliennes.

Tout est mis en oeuvre afin d'atteindre l'objectif "zéro carbone".



"Abou Dhabi est le premier producteur d'hydrocarbures à avoir franchi un pas aussi important vers un mode de vie durable", a commenté Jean-Paul Jeanrenaud, directeur de l'initiative du WWF pour une planète vivante.



Contrairement à son voisin Dubaï, Abou Dabi semble opter pour une stratégie basée sur les énergies renouvelables et se prépare judicieusement à l'après pétrole...C'est ce qu'on pourrait appeler pour l'émirat une stratégie d'économie durable. Abou Dabi se positionne donc comme un précurseur et un futur leader des technologies écologiques urbaines.



jeudi 24 janvier 2008

Bob Dylan l'écolo



C'est tous ensemble que l'on doit réagir pour notre planète! Il ne faut pas se donner l'illusion qu'il suffit seulement que quelques célébrités parlent d'écologie pour que les choses bougent, car c'est quand les citoyens (les gens comme vous et moi) se mobilisent que les choses bougent vraiment!!!.....(en tout cas il faut l'espérer...très fort...)

vendredi 18 janvier 2008

Quand la Nature re-dessine les cartes...

Pour apporter un complément à l'un des articles précédents portant sur le problème des réfugiés climatiques, voici une vidéo de l'excellente émission "Le dessous des Cartes" de la chaîne Arte.
Très pédagogique, et bien illustrée elle vous aidera sûrement à mieux vous rendre compte des premiers signes alarmants des effets du changement climatique...

mercredi 16 janvier 2008

Quand la science s'invite dans nos assiettes...

L'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (Food and Drug Administration - FDA) a autorisé la commercialisation de la viande issue d'animaux clonés. Selon le FDA, la viande issue de bœufs, porcs et moutons clonés ne présentaient aucun danger pour la santé des consommateurs. Le rapport stipule que la qualité entre une "viande génétiquement modifiée" et celle que nous mangeons aujourd'hui est, du fait d’une composition identique, similaire et donc présente les mêmes risques ou plutôt la même sécurité.

Je ne remets pas en cause les conclusions de ce rapport, qui fait suite de plusieurs années de recherche par des scientifiques (je veux croire que les grands groupes de l'industrie agroalimentaire n'ont pas exercé une pression de tout instant, je sais je suis bien naïf...). Ma connaissance en biologie se limitant à ce qu'on nous enseigne au lycée, il me serait difficile d'affirmer le contraire.
J'ai quand même un avis sur la question et vu le peu de considération que j'accorde à cette agence... Et oui, comment avoir confiance dans un organisme qui entretient l'obésité des américains à un niveau tellement élevé que l'espérance de vie devrait connaître un sacré coup lorsque la première génération du "consommez à volonté" commencera à voir apparaître ses premiers cheveux blancs? (Heureusement qu'ils n'ont pas le même système de sécurité sociale que nous...car il faudrait inventer une nouvelle unité de mesure pour chiffrer le déficit).

En revanche, le côté éthique est une fois de plus balayé par les enjeux économiques. Car avant de se poser la question de la sécurité alimentaire, posons une question bien plus essentielle: avons-nous besoin de jouer avec la vie de la sorte? Ma réponse ne fait aucun doute! Selon l'ONU, la production alimentaire permettrait de nourrir près de 12 milliards d'être humains, soit deux fois plus qu'il en existe. Donc pas la peine de vouloir accroître nos rendements avec ce genre de solutions irresponsables, répartissons un peu mieux ce que nous consommons car aujourd'hui, alors qu'un nombre toujours plus grand de personnes souffrent d'obésité, d'autres meurent de faim dans l'indifférence générale...on pourrait parler ici de non assistance à personne en danger, non?
Ainsi, l'animal que nous mangeons est un simple produit de consommation. Il a un cerveau, un cœur mais non nous ne voyons en lui que la tendresse de ses muscles. Pas une fois, nous prenons en compte le fait qu’il s’agisse d’un être qui vit. D'ailleurs, c'est bien une fois mort qu'il nous intéresse, quand il sera "mature" à être consommé. Même si on parle ici d'animaux, je trouve cela totalement inhumain, ou plutôt totalement indigne du comportement que l'être humain devrait adopter.


Dans ces conditions, comment faire comprendre aux gens qu'il est préférable de manger de la viande d'animaux élevés dans un champ plutôt que celle d'élevage intensif qualifié de viande industrielle. Cette viande participe abondamment au réchauffement climatique. Sachez qu'en France, plus de 70% de la production de céréales avait pour but de nourrir le bétail. Une vache, ça mange beaucoup, et ça boit aussi. .. Quand j'entends parler en été de pénurie d'eau et que les ménages ne consomment que 10% de ce qu'on pompe (le reste, c'est pour l'industrie et surtout l'agriculture!), ça me fait doucement sourire.
Par exemple, la culture du soja qui pose problème en Amazonie ne sert pas à nourrir les brésiliens qui n'auraient pas encore mangé le soir venu. Non, elle est destinée à nourrir nos vaches, nos poules et j'en passe...


Sachez aussi qu'au cours de sa vie. Le bœuf rejette une quantité très importante de méthane dans l'atmosphère. Alors réduisons la quantité de viande que nous consommons, notre santé ne s’en trouvera que meilleure et notre participation au réchauffement climatique sera moindre.


Notre monde n'est peut-être pas sérieux. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte qu'il le devienne.

dimanche 13 janvier 2008

La 11ème heure

Voici la BA du film "La 11ème heure"avec Leonardo Di Caprio, qui nous alerte sur les désastres écologiques qui touchent notre planète et menacent son équilibre. Le titre est évocateur, la 11ème heure sonne comme la dernière avant qu'il ne soit trop tard pour réagir...
Dans la lignée du film d'Al Gore "Une vérité qui dérange", ce documentaire est à ne pas manquer.
La date de sortie n'a pas encore été fixée, mais en attendant vous pouvez visionner la bande annonce.


vendredi 11 janvier 2008

Respire!

Dans notre rubrique "musique" à la découverte des chansons écolo, voici le titre "Respire" de Mickey 3D....Regardez et Ecoutez!


Mickey 3D - Respire

jeudi 10 janvier 2008

Mon coup de cœur : Kalaweit !

village de Hampapak


Après vous avoir parlés des dangers de l’huile de palme pour notre si jolie planète, je souhaiterais vous faire découvrir une association qui lutte pour la préservation des primates à Bornéo et Sumatra (Indonésie) : Kalaweit.
Aurélien Brulé, alias Chanee, a décidé à 18 ans de quitter la France pour réaliser son rêve : venir en aide aux gibbons et aux forêts indonésiennes.
Pour cela, il avait besoin d’un coup de main du destin. Celui-ci est venu plus tôt que prévu. Dès son plus jeune âge, Chanee fait part de sa volonté de partir explorer les jungles d’Asie dans le but d’y installer un programme de conservation des primates. Son désir d’agir le conduit à une rencontre inespérée. Après une banale journée de cours au lycée, Chanee rentre chez lui et reçoit un appel de Muriel Robin. Celle-ci, touchée par son message, souhaiterait l’aider à réaliser son rêve ! L’occasion était trop belle et Chanee est parti, pour ne jamais revenir, sauf le temps de quelques apparitions à la télévision.
Après dix ans de collaboration avec les populations locales, d’amitié avec Muriel Robin et de passion pour son projet, le chemin parcouru est impressionnant, même s’il paraît chaque jour encore plus long. Aurélien se bat pour sauver le cœur de Bornéo et de Sumatra, cette si belle faune et flore sauvage qui font la richesse de ces îles. Sa motivation est d’une sincérité remarquable. Tous les matins, il se lève avec la même énergie, avec la même passion qu’on peut lire dans son regard et dans son engagement. Pas de repos, pas de congés, pour lui, venir en aide aux gibbons, ce n’est pas un travail, c’est sa vie.
Lorsqu’on découvre une telle personne qui mérite tant de respect, on se sent tout petit…
Depuis le début, dans les moments de joie comme de désespoir, il a toujours trouvé en Muriel Robin un soutien financier et moral qui lui permet de continuer son combat. Merci à elle d’avoir permis à ce jeune aventurier de réaliser le rêve de sa vie.

Chanee en train de nous conter ses nombreuses aventures...
Si je peux vous parler de Chanee de la sorte, c’est parce que j’ai eu la chance de le rencontrer au sein de son association. Alors revenons à l’essentiel, Kalaweit.

Comme je l’ai dit précédemment, cette association a pour mission de sauvegarder les gibbons qui peuplent les forêts d’Indonésie. Chanee a ainsi créé deux réserves où il peut recueillir les gibbons qui étaient en captivité dans l’espoir de pouvoir les réintroduire dans leur milieu d’origine. Pour cela, il a dû collaborer avec les villages environnants qui sont aujourd’hui de véritables partenaires de Kalaweit. Les habitants ont compris l’intérêt de préserver le milieu naturel et la faune qui s’y abrite. Aujourd’hui, ces mêmes personnes vivent dignement de leur travail auprès de Kalaweit, les habitants ayant fui un temps le village dans l’espoir de trouver des conditions de vie plus dignes reviennent, la forêt retrouve toute sa splendeur…Le village d’Hampapak est aujourd’hui un modèle pour les villages voisins, au point que ceux-ci veulent aujourd’hui intégrer un projet similaire à Kalaweit. Une preuve de plus de la réussite de Chanee : les intérêts de la nature peuvent être compatibles avec ceux des humains.
Aujourd’hui, l’extension de Kalaweit ne se limite pas à la protection des singes. Chanee a également créé une radio qui diffuse sur Bornéo et Sumatra. Une radio traditionnelle avec émission d’écoute, musiques… sauf que les plages de publicités sont destinées à la diffusion d’informations sur la préservation de l’environnement. Aujourd’hui, cette radio est la plus écoutée par jeunes à Bornéo !!! Et ça marche ! De nombreuses personnes retenant en captivité un gibbon ont décidé de le confier à cette association.

Je tiens à vous informer que le village d’Hampapak reçoit des éco-volontaires pour des missions de 1 à 6 semaines. Vie en collectivité avec les dayaks, découverte de la forêt, nourrissage des gibbons, amélioration des volières et plein d’autres activités… J’en garde un souvenir inoubliable. Alors n’hésitez pas à vous renseigner sur le site de l’association. Et à défaut de partir, vous pouvez soutenir cette initiative en parrainant un gibbon. Connaissant de nombreuses associations qui œuvrent dans l’environnement, je peux vous assurer que celle-ci vaut vraiment la peine.
Pour plus de renseignements, rendez vous sur le site de l'association Kalaweit

Voilà les gibbons dont il faut s'occuper à Hampapak

Et pour les curieux, Chanee a écrit deux ouvrages, dont un coécrit avec Muriel Robin. Ces deux livres sont un message d'espoir, accessible à tous. N’hésitez pas à les dévorer. Vocation Nature est même disponible dans les grandes librairies telles que la Fnac. Bornéo, au nom de la vie peut être commandé via internet sur le site "les presses du midi". Dans cete ouvrage, Chanee nous embarque dans un périple au coeur de la forêt pour une discussion au cours de laquelle il nous explique son combat, ses motivations.

l'équipe Kalaweit vous accueille chaleureusement.
PS : photos prises durant mon séjour à Hampapak.